Je vous salue

Je vous salue
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: "Mon Dieu!" par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchirent ou succombent
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je te salue, Marie

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie

# Posté le samedi 21 octobre 2006 15:42

Modifié le dimanche 22 octobre 2006 10:41

A jamais

Sur le banc sont taillées leurs initiales, avec inscrit en dessous "à jamais". Mais combien de gens chaque jour s'assoient sans même voir cette gravure, sans même y prêter attention ? Pourtant, sur ce banc, deux ados un peu perdus se sont aimés, de toute leur force, croyant être invincibles. Sur ce banc deux gamins ont vécu ce qu'il existe de plus beau au monde. Mais jamais, jamais, quelqu'un n'y prête attention. Ils sont trop bien occupés par leur vie, et même lorsque l'un d'eux baissent les yeux sur la gravure, il n'y consacre qu'un regard, aussi vite oublié. Mais ces deux gamins, eux, ont trouvés la clé que tant de personnes cherchent en vain, ils ont trouvé la clé qui permet de s'évader d'un monde bien trop vendu pour être libres, ils ont trouvé la clé de la véritable vie. Tout cela tenait en ces quelques lettres gravées sur un banc public, tout cela tenait dans ce message à la liberté que tant de gens ne regardaient même pas : A jamais...
A jamais

# Posté le samedi 21 octobre 2006 15:33

Pourquoi?

Pourquoi?
Tout oublier pour mieux recommencer,
Faire le vide en soi,
ne penser à plus rien juste à son propre avenir...
Oublier le passé et ces douleurs
qui chaque jour nous rongent...
Ne plus regarder en arrière,
continuer inébranlablement son chemin,
Celui qui nous mène à notre propre futur...
Ne plus songer aux pires moments,
mais juste les laisser derrière soi, le temps d'une vie...
Une vie où tout peu arriver... tout comme rien...


Pourquoi la vie est-elle si injuste avec les êtres qui le méritent le moins ?
Pourquoi certaines personnes s'entêtent à chercher une vie meilleure ailleurs alors que leur vie idéale est devant eux, incarnée par un être cher ?
Pourquoi faut-il que les personnes qui ont le plus besoin d'aide sont trop fières pour l'admettre et la refusent et sombre dans une folie profonde ?
Pourquoi ces personnes si fragilent doivent se droguer pour se libérer du quotidien, oublier les soucis pour un instant ?
Pourquoi la nature ne les a-t-elle pas dotés de la force nécessaire pour affronter cela sans mettre leurs jours en dangers ?
Pourquoi ces personnes exceptionnelles sont appelées à faire souffrir les personnes qui les aiment ?
Pourquoi poser ces questions,puisqu'il n'existe pas de réponse susceptible de les aider ?

# Posté le samedi 21 octobre 2006 15:28

A l'amour, à la mort...

A l'amour, à la mort...
Du céleste s'éteint ma bouche
Aller vers toi!
Du parfum le désir que j'aime.
T'étais là,
Seule au bord du ravin, tu me dis
"On y va?"
Toi contre moi,
Moi contre toi.


Dans la boîte d'ennui
C'est la soif qui a...
Faim dans le ventre grandit,
S'envisagent les seins;
Dans le cri de la nuit
Qui nous détruira, je n'ai peur de rien
Quand tu es là,
Moi je ne crains,


Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'envie
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat et toi,
Tu me dis oui,
Aller viens...


Sur la piste décollent
Les chevaux enragés.
S'emballent et puis se collent
Les lèvres empoisonnées.
S'unissent les venins
Et nous ne faisons qu'un.
Vérités du sacré,
Tu me donnes la clef.


Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'ennui
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi, rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat
Et toi tu me dis oui
Allez viens...


A l'amour à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours


A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu gémis au secours
A la mort, à l'amour
A l'amour, à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours
A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu souris et tu cours
A la mort à l'amour
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# Posté le samedi 21 octobre 2006 15:04

Modifié le samedi 21 octobre 2006 15:19

Non

Non
Non je ne crain pas la mort, je n'est rien à me reproché de grave. Et si demain je meur alors c'est que c'étais mon heure! la seul chose qui me fait peur c'est de ne plus voir se que j'aime.
Toi à tu peur de la mort?
Que dirais tu si je mouré demain?

# Posté le jeudi 19 octobre 2006 12:54